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la couleur ]
La couleur originelle
Quand il fait noir, on ne voit aucune couleur. Dès que la lumière
paraît, les couleurs se révèlent. Et pourtant la lumière
est de couleur blanche. C'est l'arc-en-ciel qui donne la réponse :
la lumière blanche est composée de toutes les couleurs et l'addition
de toutes les couleurs donne la lumière blanche.
Un rayon de lumière blanche éclaire un pot de fleurs. La surface
de l'objet absorbe une partie des couleurs du rayon blanc et en réfléchit
une autre partie : si l'objet apparaît avec la couleur rouge, c'est
que sa surface a absorbé tout ce qui n'était pas du rouge, de
sorte que seul le rouge vient rencontrer la rétine.
La couleur urbaine
En ville, les couleurs sont différentes de leur apparence à
la lumière du jour : le réberbères ou néons de
couleur ne sont pas blancs et certaines couleurs manquent, les vêtements
absorbent et réfléchissent la partie de couleur qui les concernent.
La couleur urbaine a un espace de couleurs rétréci par rapport
à la lumière du jour.
Les couleurs du théâtre
Nous avons tous observés qu'au théâtre des spots de couleur
vert, bleu et rouge éclairent la scène, que leur mélange
donne le blanc et qu'à la lisière des rayons, si ceux-ci sont
un peu décalés, on distingue les couleurs verte, bleue et rouge
des spots.
La couleur irréelle
Violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé et rouge composent l'arc
en ciel. Et le magenta ?
Placé dans le cercle chromatique entre le violet et le rouge, il ne
peut pas se voir dans la lumière naturelle car les vibrations du rouge
et du violet sont trop éloignées pour pouvoir le recomposer.
La couleur lumière et la couleur matière
De tous temps les peintres ont travaillé sur les associations de couleurs
: bien avant que les graphistes ne se mettent à imprimer la lumière
sur du papier, nos prédécesseurs mélangeaient, comparaient
et travaillaient la couleur.
Plus ils mélangeaient de couleurs, plus le résultat était
foncé et plus on allait vers le noir.
Plus il y a de couleur matière, plus les différentes parties
du rayon de lumière blanche sont absorbées, plus l'objet apparaît
noir.
Le graphiste et la couleur
On a besoin de 3 spots de couleur pour recréer un faisceau de lumière
blanche pure sur la scène d'un théâtre : l'addition des
3 couleurs primaires de la lumière donne un blanc pur. Il n'en est
pas de même avec les couleurs de la matière et il est nécessaire
d'utiliser un tube de noir lorsqu'on veut obtenir une couleur d'un noir parfait.
En effet, l'addition des 3 couleurs primaires de la matière donne une
couleur marron foncé, mais pas du noir.C'est à cause de la réflexion
du rayon de lumière sur l'objet : une partie des couleurs du rayon
blanc a été absorbée, une autre a été réfléchie
et une petite partie s'est perdue.
L'espace de couleurs de la couleur matière est moins grand que celui
de la couleur lumière.
D'où les différences de couleurs entre ce qui s'affiche à
l'écran et ce qui est imprimé par l'imprimante : la couleur
se gère de l'écran au document final imprimé ; c'est
le métier du graphiste que de maîtriser techniquement la "séparation"
des couleurs pour un rendu impeccable des couleurs imprimées et une
fidélité la plus précise possible des couleurs imprimées
par rapport aux couleurs de l'écran.
juillet 2005